Lorsque les soins à domicile sont devenus trop difficiles et que la suite du parcours s’est dessinée, ma mère savait ce qu’elle souhaitait : être accueillie à la Maison de soins palliatifs de Pallia-Vie. Comme si elle savait ce que nous ne pouvions pas encore imaginer.

Dès notre première visite, mon père et moi avons été rassurés. Nous avons tout de suite senti que ce serait un bon endroit pour elle. Une maison où elle serait bien accompagnée, mais aussi un endroit où notre grande famille (45, enfants, conjoints, petits-enfants et arrières petits-enfants) aurait sa place à ses côtés, comme nous l’avions toujours eue.

À domicile, mon père aux prises avec la maladie de Parkinson prenait grand soin d’elle, avec notre aide et celle du personnel médical avec qui nous faisions équipe. Mais avec sa santé qui devenait de plus en plus précaire et les soins qui demandaient toujours davantage, le stress était constant.

Le jour de son admission à la Maison, nous n’étions plus seuls à veiller sur elle.

Nous la savions entre de bonnes mains. Une équipe de soins serait présente 24 heures par jour pour apaiser rapidement ses douleurs au besoin. Elle aurait aussi accès à des services pensés pour son bien-être, offerts dans un lieu adapté à son confort et à sa réalité.

Comme prendre un bon bain chaud. Cela faisait longtemps que ma mère avait dû renoncer à se prélasser sous une douche bien chaude ou dans son bain comme elle aimait le faire. C’était devenu trop dangereux. À la Maison de soins palliatifs, tout avait été pensé pour lui permettre de vivre ce moment autrement : des équipements spécialisés, une pièce chaleureuse, une murale apaisante de bord de mer, des lumières tamisées, une toile pour flotter doucement dans un bon bain thérapeutique et une musique d’ambiance pour créer une atmosphère de détente. Pendant qu’elle pouvait enfin se déposer, nous aussi, nous pouvions respirer un peu. J’ai enfin pu dormir une nuit complète, pour la première fois depuis longtemps.

L’une des choses qui m’a le plus marquée à Pallia-Vie, c’est l’attention portée à chaque membre de la famille. Ma mère était au cœur des soins, mais personne n’a oublié que nous traversions ça avec elle. Toute notre famille a été accompagnée et soutenue. Chaque jour, les personnes que nous croisions prenaient le temps de nous demander comment nous allions. À chaque jour, au moment de quitter la Maison, on nous disait de bien prendre soin de nous. C’est simple. Mais dans ces moments-là, ça nous a fait un bien immense.

Quand est venu le temps des Fêtes, tout a été pensé pour nous permettre de vivre un Noël mémorable. Un magnifique sapin se dressait près du foyer, au salon. Un repas des Fêtes nous a été servi à prix modique, comme dans nos Noëls d’autrefois. Un concert a aussi eu lieu au salon, et même les personnes alitées ont pu en profiter avec leurs proches. Nous n’avons rien eu à organiser, rien à prévoir, rien à porter de plus sur nos épaules. L’équipe avait tout préparé pour que nous puissions simplement être ensemble, autour d’elle et fêter en famille. Ce Noël-là, vous nous l’avez offert en cadeau.

À vous qui donnez, je veux dire merci. Ce dernier Noël que vous nous avez offert n’a pas de prix. Nous avons pu être ensemble, en famille, et ça, on ne l’oubliera jamais.

Je vous invite aujourd’hui à donner pour que d’autres familles puissent vivre leurs derniers moments ensemble, avec moins de peur, moins de poids sur les épaules, et plus de douceur autour d’elles.

Marlène Côté

Proche aidante ayant accompagné sa maman à la Maison de soins palliatifs de Pallia-Vie